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Summer 2017

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Dormir à Bouge ta France

Comme les photos prises en situation dans l’aéroport de Dublin (voir ici) m’ont tellement fait rire moi-même, j’ai décidé de récidiver.

En vrai, ça ressemble un peu à ça. Avec les 5 heures de sommeil chaque nuit, il faut bien trouver de quoi compléter sa nuit dans la journée.
Un article un peu plus sérieux et détaillé arrive bientôt. (demain, hopefully, sinon c’est fin Août 😉

 

Agape·Uncategorized

L’amitié ça passe par des soirées.

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En l’honneur du 4th of July – fête nationale US, on a squatté le Parc de la tête d’Or.  On a pas l’habitude de mettre un drapeau USA dans les endroits où on mange sans bonnes raisons.

Comme vous pouvez le lire dans le titre de cet article, je suis un peu une spécialiste en phrases pêchues qui riment et qui servent un peu à rien. Oui, c’est un de mes dons. Oui, c’est dur à porter, beaucoup de responsabilités, mais je gère. Cette phrase-ci ferait très bien sur une carte postale un peu désuette ou moche. (je n’ai pas de dons en graphisme par contre) Voyez plutôt :

Du coup, à Agape, on part du principe que si on veut apprendre à se connaître, on veut passer du temps ensemble. On se dit aussi que si on se connaît et qu’on est amis, on pourra plus facilement inviter nos amis aux soirées fun. En effet, jamais personne ne s’est dit « Bon, Agape, c’est un peu relou, les gens c’est pas vraiment mes amis, mais moi j’ai très envie d’inviter mes amis à ce groupe. C’est sûr que eux seront à l’aise même si moi je ressent le malaise à chaque fois que je vais là-bas ». Cela ne marche pas comme ça du tout, vous imaginez bien !
Donc, on fait des soirées fun, informelles, entre amis. Et le concept d’inviter nos amis qui ne connaissent pas de chrétiens ou qui arrivent à Lyon ou qui s’ennuient ce soir là est hyper important pour nous.
Donc mon rôle dans ce cas là est de co-organiser avec un ou plusieurs étudiants une soirée. Combien de personnes viennent, comment on fait, qui fait quoi, « il ne faut pas oublier les serviettes en papier ! », tout ça, tout ça ! J’ai pleiiiiiins d’idées de soirées fun que l’on pourrait faire l’année prochaine, et j’ai hâte d’aider à organiser, de partager mes idées ou juste d’aller à ces soirées pour apprendre à (mieux) connaître les amis des étudiants.

Mon top 5 d’idées pour des soirées relationnelles :

  • Rando de nuit à Lyon (mon activité préférée. Quand je suis toute seule, j’écoute du Goldman. EN groupe, je m’adapte, je discute)
  • Soirée cuisine (quand tu épluches des carottes, c’est dingue comment tu peux partager des trucs profonds !)
  • Soirée Ninkasi maison (Bière Limonade & Burger)
  • Soirée qui veut gagner des millions
  • Soirée déguisée à thème

J’vous tiendrais au courant des soirées de l’année prochaine !

Et si toi tu as des idées de soirées, hésite pas à commenter pour me transmettre tes idées 😉

Agape

Un à un avec les étudiantes

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J’imagine qu’en voyant la photo, vous pouvez déjà imaginer que je vais encore inventer une étudiante. En effet, nous n’avons aucune étudiante avec une tête de dessin à l’ordinateur qui est venue dans le groupe cette année. Cette étudiante s’appellera donc Irène. Je trouve que ces cheveux lui vont particulièrement à Irène, pas toi ?

Donc, Irène, je l’ai rencontrée lors des soirées « d’édification » d’Agape. Elle vient d’arriver à Lyon pour ces études et elle ne connait pas trop de gens. Du coup, je l’ai invité à manger chez moi pour apprendre à la connaître. On a plus de temps pour discuter un mardi de 12 à 14h30 que le mercredi/jeudi soir entre 2 chips et un verre de jus de pomme. J’ai ma petite liste de question que j’aime bien poser aux étudiantes. Genre c’est quoi son plus grand rêve et l’endroit de la terre qu’elle préfère et son livre préféré d’amour. J’aime bien savoir aussi comment elle a rencontré Jésus et ses objectifs pour l’année. Je lis parfois des listes de questions avant pour avoir une idée des trucs que je voudrais savoir. C’est pas flippant, c’est juste pour fluidifier la conversation. J’apprends aussi à accueillir les silences quand c’est pertinent, mais j’aime bien avoir des billes dans ma poche en cas de malaise (pas des vraies billes hein. Parce que je pense que les vraies billes ne seraient d’aucune utilité en cas de blanc conversationnel).

Les moments en un à un avec les étudiantes sont peut-être mes moments préféré de mon travail à Agape. Parce que premièrement, je sais à quel point c’est important d’avoir quelqu’un dans ta vie avec qui tu peux faire un review de ta vie. Ensuite, c’est un des moments où je dois être le plus dépendante de Dieu. J’ai tellement grandi cette année dans ma confiance en Dieu lorsque des étudiantes me partageaient les choses pas très facile de leur vie. Je réalisais encore plus combien mes mots étaient tout petit et bien peu efficace pour encourager et aider. Mais Ô combien les mots de notre Père peuvent guérir, reprendre, délivrer, libérer. Et c’était ma prière pour les étudiantes ; que Dieu leur parle directement.

Et puis les moments où je devais expliquer la Grâce. Waou. Reparler de la Grâce de Jésus au milieu des difficultés de la vie, quand tout part en cacahuète ou qu’on est complétement démunies devant nos modes de fonctionnement un peu étrange, c’est hyper puissant !

Avec Irène, si le contact passe bien et que ça lui dit, je lui propose de se voir régulièrement pour parler de sa vie, l’encourager et prendre soin d’elle. C’est simple et on ne se prends pas la tête, mais je veux être disponible pour elle si elle a besoin. Et si je veux qu’elle ose me parler le jour ou elle a besoin, ça sera plus facile si on a construit une relation avant.

Agape

Bouge ton Campus

Bouge ton Campus

Nous sommes mercredi, il est 11h27. Je descends de mon velov’ pour l’accrocher à la borne devant la sandwicherie de la fac. Je retourne sur mes pas (enfin, mes pas à vélo, sur mes roues quoi) pour me poster devant le MacDo, le point de rendez-vous classique quand on va faire des sondages à la Manu. J’attends que Isabelle (en vrai, il n’y avait pas d’étudiante qui s’appelait Isabelle cette année, j’invente son nom) arrive du métro pour rentrer ensemble dans la fac. C’est la première fois qu’Isabelle vient sur ce Campus, donc on va visiter et je vais lui présenter les différents endroits où on aime bien discuter avec les étudiants disponibles. Le but, c’est qu’elle puisse y retourner sans moi, et aussi montrer à un autre étudiant lors d’une prochaine sortie.

Isabelle arrive, elle à l’air un peu stressée, c’est seulement la deuxième fois qu’elle fait des questionnaires avec les étudiants. Je lui dit que moi aussi j’ai un peu des fourmillement dans l’estomac et que c’est plutôt bon signe, ça veut dire qu’on se rappelle que nous devons dépendre de Sa main car nos mots sont bien petits. On visite les deux cours intérieures et je lui montre l’entrée de la cafet’. On en profite pour jeter un coup d’œil sur les étudiants qui pourraient être disponible pour une discussion. Il fait beau aujourd’hui, ça tombe bien, il y a du monde dehors ! On s’installe sur un petit muret pour discuter un peu et surtout prier. Cette année, au milieu de tous mes apprentissages, j’ai aussi développé la technique de la prière les yeux ouverts. D’habitude, je déteste ça parce que je n’arrive pas à me concentrer sur les mots; mais au milieu du campus, je trouve ça hyper cool de regarder les étudiants alors que je prie pour eux. Avec Isabelle, on prie pour nous aussi, que Dieu nous guide vers les personnes disponibles (spirituellement et temporellement), qu’il nous donne des oreilles pour vraiment écouter et de l’amour pour être ses témoins fidèle. Après, on inspire un grand coup, on décide de quel questionnaire on va utiliser (celui-là, c’est mon préferé <3), on décide de qui va lancer la conversation (il existe une règle implicite qui veut que celui qui a fait le plus de questionnaires sur les campus soit celui qui a 1000 fois plus de chance de lancer les conversations.) Donc, on inspire encore un grand coup et on cherche un groupe de 2 à 3 étudiants (2 étant le chiffre parfait pour discuter) qui ont l’air un peu désœuvrés.

Là, voila un transcript d’une conversation que nous aurions pu avoir avec des étudiants :

– Bonjour ! On peut vous interrompre quelques minutes ?
– Bonjour, oui allez y ! [ou avec moins d’enthousiasme et beaucoup plus de méfiance, c’est selon]
– On fait partie de l’association Agape Campus Lyon ? Vous connaissez ? Vous avez peut-être vu une de nos affiches sur le Campus ?
– Non. (j’ai jamais vu quelqu’un qui connaissait Agape. Un jour, on nous a confondu avec une autre association, qui n’avait rien à voir, j’ai beaucoup ri dans mon dedans ce jour là).
– En fait, on est une association chrétienne pour les étudiants. En ce moment, on fait des sondages sur les campus pour connaître l’avis des étudiants sur la vie, la foi, Dieu tout ça tout ça. Est ce que ça vous intéresserait de participer à un petit questionnaire [là, je montre les cartes pour appuyer mon propos et montrer que y a des images] ?
– On a pas beaucoup de temps, mais d’accord, moi je veux bien essayer, comment ça marche ? [là, il faut parfois un peu plus d’explication/d’arguments pour qu’ils disent oui. Y en a qui disent non aussi, alors on leur souhaite une bonne journée et on part. On veut discuter avec des gens disponibles, donc si ils ne veulent pas discuter, c’est qu’ils ne le sont pas.]
– C’est simple, ça s’appelle les cartes perspectives. Il y a 5 thèmes et sur chaque thème, vous devez choisir une carte qui correspond à votre perspective sur le thème. Par exemple, pour le thème « Nature de Dieu », qu’est ce que vous choisiriez : Polythéisme, Monothéisme, Agnosticisme…. [Là, je fais des blagues, je veux détendre l’atmosphère assez rapidement pour qu’ils voient qu’on est OK pour qu’ils nous disent vraiment ce qu’ils pensent.]

Et voila comment on lance la discussion !

Avec Isabelle, des fois on tombe sur des gens qui sont prêt à discuter, et ça peut durer 1 heure ou plus. Des fois on rencontre des gens qui ont juste envie de dire ce qu’ils pensent sans entendre notre avis. Des fois on peut expliquer ce qu’on croit et pourquoi. Des fois on peut les amener à se questionner sur leurs croyances. Des fois on doit accueillir leur colère face à des mauvaises expériences parmi les chrétiens. Parfois on peut annoncer le plan de Dieu pour sauver les hommes grâce à Jésus. Et puis parfois on ne peut pas.

Parfois, je discute avec des étudiants et je les aime trop. Je ne les connais pas mais j’ai un bon feeling. On rigole bien et je me sens plus à l’aise pour leur lancer des questions directes « Mais pourquoi tu crois ça ? » et sans fioriture (tout en restant respectueuse, of course)

Une des grandes révélations de cette année était de découvrir que j’aimais vraiment beaucoup aller sur les Campus pour discuter avec les étudiants ! J’ai toujours des fourmillements dans l’estomac et je ne fais pas la fière quand j’y vais, mais à chaque fois je suis très contente d’avoir pu y aller.

 

A bientôt pour un prochain aspect de mon ministère avec d’Agape !

Agape

Mais Sophie, tu fais quoi de tes journées? – Intro

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Au vu du nombre de questions de ce genre que j’entends assez fréquemment, je me suis dis que j’allais un peu plus rentrer dans les détails de mon emploi du temps. Comme je n’ai pas assez de place dans mes lettres de nouvelles, j’ai décidé de squater ici [mais vu que c’est chez moi aussi, ça va, c’est du squat pas trop violent] (d’ailleurs, si ça t’intéresserais de recevoir mes lettres de nouvelles, envoie moi un petit mail ici, je serais heureuse de t’ajouter à la liste d’envoi).

Je vais donc écrire 5 articles qui parlent des moments clés de mes semaines. J’espère que ça t’éclaireras lorsque tu les liras. Si tu as des questions, n’hésite pas à commenter. Je vais essayer de les poster le mercredi et donc y en aura jusqu’à Juillet !

Sooo Good...

Tout ces amis… (!)

J’ai un sourire bizarre, mais en vrai (de vrai dans mon coeur), je les aime bien ces personnes.

Récemment, je pensais à mes différentes types d’amis.

Il y a ceux qui habitent tout près, avec qui je vis la vie quotidienne et quand on se voit, c’est toujours pour peu de temps autour d’un café ou d’un repas. C’est parfois plus difficile de parler profondement, parce qu’on se voit beaucoup (ça fait sens pour moi cette phrase : on sait qu’on a le temps, on a peur du regard de l’autre….). Peut-être que j’aurais besoin de vivre mes amitiés avec la lumière éteinte ou alors d’être ensemble dans une voiture. On s’entend mieux quand on ne se regarde pas, je crois.

Il y a ceux qui habitent loin ou très loin. Ceux que l’on fois rarement et les rencontres sont courtes. Il faut être inventif avec les technologies pour s’appeller, se mailer, s’écrire des lettres, garder le contact quoi. La vie passe tellement vite et parfois souvent je me rends compte que je n’ai pas pris de nouvelles pendant un bon paquet de temps. C’est compliqué de vivre des chosesensemble quand on est loin. Comment vivre les silences quand on n’a pas le visuel. Comment faire des calins quand il n’y a pas les mots. Comment montrer qu’on est là quand on est pas là physiquement.

J’ai de la chance d’avoir des amis. Des amis dans toutes les catégories. Des amis qui sont là chacun à leur manière. Et moi je peux être là à ma manière.


Je me demandais comment je vois Dieu. Est ce que c’est un ami qui habite loin et à qui je partage des choses profondes très rapidement, ou est ce que c’est un ami qui habite proche et que j’apprends à connaitre dans la vie quotidienne et avec qui c’est plus dur de rentrer dans des discussions profondes ?

Peut-être que ma vision de l’amitié avec Dieu dépend des saisons. Je pense que Dieu sait être l’ami de la vie quotidienne quand il faut et être l’ami au téléphone quand j’ai des choses plus dures à dire et que j’ai besoin qu’on éteigne la lumière. C’est ça qui est bien avec Dieu. Il peut être là tout près et aussi là au bout du fil. C’est un peu un super ami. Et puis y a pas ce problème de se regarder l’un et l’autre au moins 😉