Agape

Bouge ton Campus

Bouge ton Campus

Nous sommes mercredi, il est 11h27. Je descends de mon velov’ pour l’accrocher à la borne devant la sandwicherie de la fac. Je retourne sur mes pas (enfin, mes pas à vélo, sur mes roues quoi) pour me poster devant le MacDo, le point de rendez-vous classique quand on va faire des sondages à la Manu. J’attends que Isabelle (en vrai, il n’y avait pas d’étudiante qui s’appelait Isabelle cette année, j’invente son nom) arrive du métro pour rentrer ensemble dans la fac. C’est la première fois qu’Isabelle vient sur ce Campus, donc on va visiter et je vais lui présenter les différents endroits où on aime bien discuter avec les étudiants disponibles. Le but, c’est qu’elle puisse y retourner sans moi, et aussi montrer à un autre étudiant lors d’une prochaine sortie.

Isabelle arrive, elle à l’air un peu stressée, c’est seulement la deuxième fois qu’elle fait des questionnaires avec les étudiants. Je lui dit que moi aussi j’ai un peu des fourmillement dans l’estomac et que c’est plutôt bon signe, ça veut dire qu’on se rappelle que nous devons dépendre de Sa main car nos mots sont bien petits. On visite les deux cours intérieures et je lui montre l’entrée de la cafet’. On en profite pour jeter un coup d’œil sur les étudiants qui pourraient être disponible pour une discussion. Il fait beau aujourd’hui, ça tombe bien, il y a du monde dehors ! On s’installe sur un petit muret pour discuter un peu et surtout prier. Cette année, au milieu de tous mes apprentissages, j’ai aussi développé la technique de la prière les yeux ouverts. D’habitude, je déteste ça parce que je n’arrive pas à me concentrer sur les mots; mais au milieu du campus, je trouve ça hyper cool de regarder les étudiants alors que je prie pour eux. Avec Isabelle, on prie pour nous aussi, que Dieu nous guide vers les personnes disponibles (spirituellement et temporellement), qu’il nous donne des oreilles pour vraiment écouter et de l’amour pour être ses témoins fidèle. Après, on inspire un grand coup, on décide de quel questionnaire on va utiliser (celui-là, c’est mon préferé <3), on décide de qui va lancer la conversation (il existe une règle implicite qui veut que celui qui a fait le plus de questionnaires sur les campus soit celui qui a 1000 fois plus de chance de lancer les conversations.) Donc, on inspire encore un grand coup et on cherche un groupe de 2 à 3 étudiants (2 étant le chiffre parfait pour discuter) qui ont l’air un peu désœuvrés.

Là, voila un transcript d’une conversation que nous aurions pu avoir avec des étudiants :

– Bonjour ! On peut vous interrompre quelques minutes ?
– Bonjour, oui allez y ! [ou avec moins d’enthousiasme et beaucoup plus de méfiance, c’est selon]
– On fait partie de l’association Agape Campus Lyon ? Vous connaissez ? Vous avez peut-être vu une de nos affiches sur le Campus ?
– Non. (j’ai jamais vu quelqu’un qui connaissait Agape. Un jour, on nous a confondu avec une autre association, qui n’avait rien à voir, j’ai beaucoup ri dans mon dedans ce jour là).
– En fait, on est une association chrétienne pour les étudiants. En ce moment, on fait des sondages sur les campus pour connaître l’avis des étudiants sur la vie, la foi, Dieu tout ça tout ça. Est ce que ça vous intéresserait de participer à un petit questionnaire [là, je montre les cartes pour appuyer mon propos et montrer que y a des images] ?
– On a pas beaucoup de temps, mais d’accord, moi je veux bien essayer, comment ça marche ? [là, il faut parfois un peu plus d’explication/d’arguments pour qu’ils disent oui. Y en a qui disent non aussi, alors on leur souhaite une bonne journée et on part. On veut discuter avec des gens disponibles, donc si ils ne veulent pas discuter, c’est qu’ils ne le sont pas.]
– C’est simple, ça s’appelle les cartes perspectives. Il y a 5 thèmes et sur chaque thème, vous devez choisir une carte qui correspond à votre perspective sur le thème. Par exemple, pour le thème « Nature de Dieu », qu’est ce que vous choisiriez : Polythéisme, Monothéisme, Agnosticisme…. [Là, je fais des blagues, je veux détendre l’atmosphère assez rapidement pour qu’ils voient qu’on est OK pour qu’ils nous disent vraiment ce qu’ils pensent.]

Et voila comment on lance la discussion !

Avec Isabelle, des fois on tombe sur des gens qui sont prêt à discuter, et ça peut durer 1 heure ou plus. Des fois on rencontre des gens qui ont juste envie de dire ce qu’ils pensent sans entendre notre avis. Des fois on peut expliquer ce qu’on croit et pourquoi. Des fois on peut les amener à se questionner sur leurs croyances. Des fois on doit accueillir leur colère face à des mauvaises expériences parmi les chrétiens. Parfois on peut annoncer le plan de Dieu pour sauver les hommes grâce à Jésus. Et puis parfois on ne peut pas.

Parfois, je discute avec des étudiants et je les aime trop. Je ne les connais pas mais j’ai un bon feeling. On rigole bien et je me sens plus à l’aise pour leur lancer des questions directes « Mais pourquoi tu crois ça ? » et sans fioriture (tout en restant respectueuse, of course)

Une des grandes révélations de cette année était de découvrir que j’aimais vraiment beaucoup aller sur les Campus pour discuter avec les étudiants ! J’ai toujours des fourmillements dans l’estomac et je ne fais pas la fière quand j’y vais, mais à chaque fois je suis très contente d’avoir pu y aller.

 

A bientôt pour un prochain aspect de mon ministère avec d’Agape !

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Mais Sophie, tu fais quoi de tes journées? – Intro

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Au vu du nombre de questions de ce genre que j’entends assez fréquemment, je me suis dis que j’allais un peu plus rentrer dans les détails de mon emploi du temps. Comme je n’ai pas assez de place dans mes lettres de nouvelles, j’ai décidé de squater ici [mais vu que c’est chez moi aussi, ça va, c’est du squat pas trop violent] (d’ailleurs, si ça t’intéresserais de recevoir mes lettres de nouvelles, envoie moi un petit mail ici, je serais heureuse de t’ajouter à la liste d’envoi).

Je vais donc écrire 5 articles qui parlent des moments clés de mes semaines. J’espère que ça t’éclaireras lorsque tu les liras. Si tu as des questions, n’hésite pas à commenter. Je vais essayer de les poster le mercredi et donc y en aura jusqu’à Juillet !

Sooo Good...

Tout ces amis… (!)

J’ai un sourire bizarre, mais en vrai (de vrai dans mon coeur), je les aime bien ces personnes.

Récemment, je pensais à mes différentes types d’amis.

Il y a ceux qui habitent tout près, avec qui je vis la vie quotidienne et quand on se voit, c’est toujours pour peu de temps autour d’un café ou d’un repas. C’est parfois plus difficile de parler profondement, parce qu’on se voit beaucoup (ça fait sens pour moi cette phrase : on sait qu’on a le temps, on a peur du regard de l’autre….). Peut-être que j’aurais besoin de vivre mes amitiés avec la lumière éteinte ou alors d’être ensemble dans une voiture. On s’entend mieux quand on ne se regarde pas, je crois.

Il y a ceux qui habitent loin ou très loin. Ceux que l’on fois rarement et les rencontres sont courtes. Il faut être inventif avec les technologies pour s’appeller, se mailer, s’écrire des lettres, garder le contact quoi. La vie passe tellement vite et parfois souvent je me rends compte que je n’ai pas pris de nouvelles pendant un bon paquet de temps. C’est compliqué de vivre des chosesensemble quand on est loin. Comment vivre les silences quand on n’a pas le visuel. Comment faire des calins quand il n’y a pas les mots. Comment montrer qu’on est là quand on est pas là physiquement.

J’ai de la chance d’avoir des amis. Des amis dans toutes les catégories. Des amis qui sont là chacun à leur manière. Et moi je peux être là à ma manière.


Je me demandais comment je vois Dieu. Est ce que c’est un ami qui habite loin et à qui je partage des choses profondes très rapidement, ou est ce que c’est un ami qui habite proche et que j’apprends à connaitre dans la vie quotidienne et avec qui c’est plus dur de rentrer dans des discussions profondes ?

Peut-être que ma vision de l’amitié avec Dieu dépend des saisons. Je pense que Dieu sait être l’ami de la vie quotidienne quand il faut et être l’ami au téléphone quand j’ai des choses plus dures à dire et que j’ai besoin qu’on éteigne la lumière. C’est ça qui est bien avec Dieu. Il peut être là tout près et aussi là au bout du fil. C’est un peu un super ami. Et puis y a pas ce problème de se regarder l’un et l’autre au moins 😉

Bucket List·Sooo Good...

Ireland 2/2 (photos)

Bucket List·Sooo Good...

Ireland Tour 1/2

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Là BAAAAAAAAs, Au ConnemaraaAAAAAA….

 

#6 – Faire un Road Trip
#166 – Voir un deux dauphins (mort)
#167 – Chanter Les lacs du Connemara au Connemara
#168 – Visit the Giant Causeway
#169 – Dormir dans un cottage typique
#170 – Ecouter de la musique Irlandaise dans un pub
#171 – (Ne pas) dormir dans un aéroport

Là, normalement, si tu connais le principe de ma bucket list, tu te dis que c’est impossible d’avoir 6 items qui se suivent que j’ai coché tous en même temps. Tu te dis sans doute que j’ai triché et que je les ai rajouté après les avoir fait. Tu aurais bien raison. J’ai triché. Mais cette bucket list est autant pour faire des trucs de fou que de se rappeller des trucs de fou que j’ai fait 😉

Anyhow, j’en suis à 171 trucs écrit (pas tous sont faits hein !) sur cette liste et c’est classe. Je n’aurais jamais pensé en 2013 quand j’ai commencé cette liste en disant à Dieu : »Vazy, fais moi rêver » que j’aurais autant de grands et petits stupides projets à mettre en place.

Bien sûr, j’ai pas écrit tout les trucs de fou qu’on a vécu en Irelande :
Manquer de s’envoler et de se croûter de la (haute et très abrupte) falaise à cause du vent le plus fort de ma vie [c’est bon maman, on est tous en vie ;)],
Ne rien comprendre à l’accent Irlandais
Faire des coinches H24
Galérer comme des gorets pour récupérer la voiture de location …

[Des photos arrivent tout bientôt]


Mais sinon, j’ai aussi une morale spi à cette semaine.

Quand on étais en haut d’une des montagnes collines dans le parc National du Connemara, il y avait beaucoup beaucoup de vent. C’était moins impressionnant que la veille où on était juste à côté des falaises hyper hautes de Moher. Là au moins, dans le Connemara, si le vent est trop fort, on fait (juste) des (bons) roulés-boulés le long de la colline (outch, dans la bruyère quand même). Donc, le vent nous pousse en avant et si tu sautes, le vent te déplace de quelques centimètre. Relativement effrayant (la veille, j’avais eu un épisode particulièrement glorieux où je me suis mises à me déplacer à 4 pattes tellement le vent me poussait en avant près de la falaise et que je flippais. Passons.)

Donc, je suis là (bas au Connemara. Merci Michel) et je lutte contre le vent. Quand le vent est fort, tu te mets (enfin, moi au moins, toi j’espère que tu as une bonne technique pour pas te ramasser la colline) automatiquement en position plié-à-l’opposé-du-vent. Si le vent te pousses en avant, tu vas te pencher légèrement en arrière pour pas tomber tu vois l’idée ?

A ce moment là, j’me suis demandé si je pouvais voir ça d’un point de vue spirituel aussi. Est ce que quand Dieu me pousse dans une direction (et lui, il veut pas nous faire débouler la colline en nous transformant en boule vivante de bruyère, on est d’accord), je plie mes genoux pour pas y aller. A un moment sur la colline, j’ai essayé de me détendre et de relâcher mes efforts jambaires de lutte avec le vent et je me suis rendue compte que le vent était pas si fort que ça (j’ai pas essayé trop non plus. J’suis pas dingue)
Voila ma réflexion donc : est ce que Dieu me pousse parfois (souvent) dans une direction et moi je flippe tellement que je bloque mes genoux et je bouge pas et je trouve que Dieu souffle tellement fort et c’est horrible et tout et tout. C’est où que Dieu veut m’emmener ? Et même si je connais juste la direction du vent mais que je connais pas la destination où il veut m’embarquer, pourquoi j’ai peur de me ramasser dans la colline ?
Dieu est un Papa d’amour et c’est sûr qu’il va pas volontairement -pour le plaisir de la chose) me faire aller ramasser à mains nues toute la Bruyère de l’Irlande (enfin, je crois ;). Si il souffle dans une direction, j’peux avoir la confiance qu’il m’emmène dans une belle destination et j’peux relâcher mes genoux et me mettre en marche.

Facile. (Mouai.)